
- par Ahmed Shareek
Faire réaliser une bague en saphir sur mesure : la pierre, l'atelier, le devis et ce qui vous engage
- par Ahmed Shareek
Vous découvrez l'achat de saphirs ? Commencez par notre guide d'achat du saphir naturel : couleur, origine, traitement et formation du prix.
Vous avez choisi votre saphir. Un bleu vif non chauffé du Sri Lanka taillé en coussin, peut-être, ou un ovale teal qui passe du vert au bleu selon la lumière, ou une pierre pêche. La pierre est entre vos mains, ou en route, et la question devient : qu'est-ce qui se passe maintenant ?
Faire réaliser une bague sur mesure, c'est faire dessiner la monture autour de votre pierre et la faire fabriquer à vos spécifications, au lieu de prendre une monture fabriquée d'avance dans laquelle on loge la première pierre aux bonnes dimensions. Les deux démarches existent et aucune n'est en soi meilleure que l'autre ; elles n'ont simplement pas le même point de départ.
Une précision de vocabulaire avant d'aller plus loin, parce qu'elle commande tout le reste de cette page. Nous vendons la pierre, et nous faisons réaliser la monture dans le cadre de la même commande. Nous ne tenons pas d'atelier de bijouterie et nous n'avons pas d'établi : ce que nous prenons en charge est la coordination du projet, pas le travail du métal. Vous lirez donc sur cette page « nous faisons réaliser » et jamais « nous réalisons ». La distinction n'est pas une coquetterie de rédaction : en droit français, elle change la nature du contrat que vous signez, et nous y revenons en détail plus bas.
Cette page suit le projet du début à la fin : choisir la pierre, choisir à qui confier le travail, choisir le métal, arrêter le dessin de la monture, comprendre le déroulé et les délais, savoir ce qui fait varier le coût d'une monture, et savoir à quel moment précis vous êtes engagé. Elle est écrite pour un acheteur en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec, et elle cite le droit français là où il change la réponse.
Le point à régler avant de commencer. Une bague faite sur mesure est fabriquée d'après vos spécifications, et notre politique de remboursement range les commandes personnalisées et les pièces fabriquées à la commande parmi les articles non repris. Nos conditions générales ajoutent qu'une commande ne peut être ni annulée ni modifiée une fois qu'elle a été acceptée. Le moment qui compte est donc la validation du dessin : avant elle, les changements ne coûtent rien ; une fois la commande acceptée, la pièce est fabriquée pour vous et ne peut pas être renvoyée au motif que vous avez changé d'avis. Nous le mettons en tête de page plutôt qu'en bas, parce que c'est la principale chose qui sépare une bague faite sur mesure d'une bague achetée en vitrine. Ce paragraphe restitue nos propres pages ; il n'est pas une consultation juridique, et la section consacrée à la rétractation plus bas explique pourquoi nous ne tranchons pas la question à votre place.
Si vous lisez cette page, vous connaissez sans doute déjà la logique. Pour ceux qui hésitent encore, acheter un saphir non monté avant la bague présente trois avantages concrets.
Vous voyez la pierre elle-même. Dans une bague déjà sertie, le saphir est en place. Vous ne pouvez pas examiner le pavillon, repérer une fenêtre, ni juger la couleur sans que le métal n'intervienne dans ce que vous voyez. Acheter l'une de nos pierres non montées, c'est la juger pour elle-même — couleur, taille, pureté, statut de traitement — avant qu'une monture ne vienne la flatter ou la desservir.
Vous décidez du partage du budget. Quand la pierre et la monture sont achetées séparément, c'est vous qui décidez de la part consacrée à chacune, au lieu d'accepter un partage arrêté avant que vous n'ayez vu la bague. Si c'est la pierre qui vous importe, mettez l'argent sur la pierre et gardez la monture sobre.
La bague s'ajuste à la pierre, et non l'inverse. Chaque saphir a ses dimensions, ses proportions et son comportement de couleur. Une monture sur mesure est dessinée sur les cotes réelles de votre pierre : les griffes se posent où elles doivent se poser, les proportions se tiennent, et le métal choisi accompagne la couleur au lieu de la contrarier.
Le dossier complet est dans pierre non montée ou bague déjà sertie.
Si le saphir n'est pas encore choisi, commencez par lui. Tout le reste en découle : le métal, le style de monture, les proportions, et la part du budget qui restera pour la bague elle-même.
Les quatre décisions :

La couleur — c'est par elle que commencent presque toutes les conversations que nous avons. Le bleu est le classique ; le teal, le rose et la pêche sont les alternatives que nous listons le plus souvent. Votre choix de couleur pèse sur le métal qui conviendra à la pierre, et nous y revenons à l'étape 3. Pour une approche visuelle, voyez notre nuancier interactif des couleurs du saphir.
Le contour — l'ovale et le coussin sont les contours que nous voyons choisir le plus souvent pour une bague de fiançailles ; le rond est celui qui renvoie le plus de lumière à taille égale ; la taille émeraude donne un dessin architectural ; la poire se remarque. Le contour commande les montures possibles. Voyez quelle taille de saphir convient à une bague de fiançailles.
Les dimensions — le carat est une mesure de poids et non de largeur, et le corindon est plus dense que le diamant : un saphir d'un carat se présente donc un peu plus petit de face qu'un diamant d'un carat. Comparez des millimètres, pas des carats. Voyez quelle taille de pierre choisir pour une bague de fiançailles.
Le traitement — chauffé ou non chauffé. Les deux sont légitimes. La plus grande partie de ce que nous listons est non chauffée, et chaque fiche indique le traitement de la pierre qu'elle décrit. Voyez ce qu'est un saphir non chauffé.
Ce que nous disons ici de la couleur et du contour est une observation d'achat, la nôtre, tirée des pierres qui nous passent entre les mains : ce n'est ni un relevé de marché, ni une note, et aucun laboratoire ne publie de classement sur ces points.
Ce sont deux affirmations différentes, et les confondre coûte cher. Non chauffé est une affirmation sur la chauffe, et sur rien d'autre : elle dit que la pierre n'a pas été portée à haute température, et elle ne dit rien de l'irradiation, du laser, de la teinture, de la diffusion de surface ni du comblement. Non traité est l'affirmation large : elle couvre l'ensemble des opérations. La formulation la plus complète, celle qu'emploient les maisons de vente, est non traité et non chauffé, et elle n'est justifiée que si la documentation de la pierre la porte.
Les laboratoires eux-mêmes écrivent la chose prudemment. La SSEF rédige en français « Aucune indication de chauffage », et le GIA imprime en anglais No Indications of Heating. Ce n'est pas une confirmation, c'est un constat d'absence d'indices : un laboratoire consigne, décrit et imprime, il ne confirme pas et il n'atteste pas.
Le décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 est le texte français sur les dénominations des pierres gemmes. Il est très souvent cité de travers, y compris par des pages sérieuses, et nous préférons l'énoncer article par article plutôt que de le résumer.
L'article 2 énumère cinq opérations dont la mention doit accompagner la pierre :
l'irradiation ;
le traitement au laser ;
la teinture ;
la diffusion de surface ;
le comblement.
On lit régulièrement que le texte réserverait la mention « traité » à la diffusion et au comblement, et qu'il exclurait la chauffe purement et simplement. C'est faux. La liste en compte cinq et non deux. L'erreur a un coût pour l'acheteur : elle conduit à lire tout « traité » comme l'une des deux opérations lourdes, alors qu'il peut s'agir d'une irradiation, d'un passage au laser ou d'une teinture.
L'article 3 exempte la chauffe, mais sous condition. L'exemption ne joue que si les résidus laissés en surface par l'opération ne provoquent aucune rupture de réflexion visible à la loupe 10×. Là où une telle rupture est visible à la loupe 10×, l'exemption ne s'applique pas. Autrement dit : le décret n'exclut pas la chauffe « purement et simplement ». Il l'exempte sous condition. Nous avons nous-mêmes publié la version inconditionnelle, nous l'avons retirée, et elle est toujours en circulation. Notons aussi que ce critère de la loupe 10× est attaché aux résidus de chauffe de l'article 3, et non au comblement de cavités de l'article 2 ; plusieurs pages françaises le déplacent.
L'article 9 est une clause de portée, et rien de plus. Il étend les obligations à « tout document commercial ou publicitaire s'y référant », ce qui explique que nos pages françaises portent la dénomination au niveau de la pierre et pas seulement dans le corps du texte. L'article 9 ne crée pas pour autant d'obligation de dénomination, et nous ne lui en ferons pas dire une.
Il n'accorde aucune désignation « pierre précieuse ». Ce n'est ni une permission qu'il donne, ni une liste fermée qu'il protège ; son titre même parle de pierres gemmes.
Il ne réserve pas la mention « traité » à deux opérations : son article 2 en énumère cinq.
Il n'exclut pas la chauffe sans condition : son article 3 pose un critère, et ce critère peut ne pas être rempli.
Il ne dit rien des montures, des métaux, ni du travail de l'atelier. Ce que vous lirez plus bas sur les poinçons relève d'un tout autre texte.
Enfin, un mot sur la diffusion, parce que c'est le piège de vocabulaire le plus coûteux du marché français. Le décret nomme la diffusion de surface. La diffusion au béryllium, qui pénètre dans le réseau cristallin, est une autre opération. N'acceptez jamais le mot « diffusion » tout seul dans la réponse d'un vendeur : demandez le béryllium par son nom. Le détail est dans notre page sur la diffusion au béryllium.
Parcourir toutes nos pierres non montées, et choisir la pierre d'abord.
Une fois la pierre choisie, il faut quelqu'un pour dessiner et fabriquer la bague. Trois voies sont ouvertes.
Des bijoutiers indépendants travaillent sur mesure, et c'est souvent la première voie à laquelle on pense. L'avantage est le contact direct, la possibilité d'essayer une maquette en cire, et une relation avec quelqu'un qui pourra entretenir la bague plus tard. Demandez à voir des travaux antérieurs sur pierres de couleur, et posez franchement la question de l'expérience en pierres de couleur. Sertir une pierre de couleur fournie par le client a ses exigences propres — le placement des griffes, la pression appliquée, un logement creusé aux cotes exactes de la pierre — et c'est une question qu'il est légitime de poser à n'importe qui, à nous y compris.
Ce qui suit est une liste de questions à poser, et rien d'autre. Nous n'affirmons rien sur ce que fait, accepte ou refuse un atelier donné : nous ne travaillons pas dans les ateliers français et nous n'avons aucun relevé de leurs pratiques. Ce sont simplement les points sur lesquels un malentendu coûte cher au propriétaire d'une pierre.
Acceptez-vous de sertir une pierre fournie par le client ? C'est la première question et la réponse n'est pas acquise : certains ateliers ne travaillent que sur les pierres qu'ils fournissent eux-mêmes, pour une raison de responsabilité qui leur appartient. Posez-la avant de parler de dessin.
Avez-vous déjà serti des saphirs, et puis-je voir des exemples ? Le corindon n'est pas le diamant, et un pavillon profond ou un bord vif n'appelle pas les mêmes gestes.
Quel type de serti proposez-vous pour cette pierre-là ? Griffes, serti clos, serti rail, serti grain : le contour et les proportions de la pierre en excluent certains et en appellent d'autres.
Travaillez-vous en conception assistée par ordinateur, à l'établi, ou les deux ? Les deux méthodes donnent d'excellentes bagues, mais elles n'ont ni le même rythme, ni les mêmes points de validation.
Quel est votre délai habituel pour une pièce sur mesure ? Et sous quelle forme cette date est-elle écrite : un ordre de grandeur, ou un engagement.
Sur quoi porte exactement le devis ? Demandez un devis écrit, et demandez s'il couvre le dessin, la fabrication de la monture, le sertissage, la finition et le contrôle final, ou seulement une partie.
Comment ma pierre est-elle couverte pendant qu'elle est chez vous ? Et par qui, et jusqu'où.
Que se passe-t-il si la pierre est abîmée au sertissage ? C'est la question que personne n'aime poser et c'est celle dont la réponse a le plus de valeur.
Me rendrez-vous la pierre si le projet n'aboutit pas ? Et dans quel délai. Une réponse nette ici vaut mieux qu'une clause découverte plus tard.
Deux remarques de droit, et elles portent sur le contrat, pas sur un atelier particulier. Une pierre que vous apportez reste votre pierre : elle est remise pour un travail, elle n'est pas vendue. Et un devis est, selon sa rédaction, un simple chiffrage indicatif ou un engagement ferme : la différence tient aux mots portés sur le document, et c'est le genre de point qu'il vaut mieux lire avant signature que discuter après.
Le métier français distingue ici deux chantiers qui n'ont ni le même point de départ, ni le même risque, ni le même devis. C'est dans cette distinction-là que votre interlocuteur raisonnera, et il vaut mieux savoir laquelle des deux vous demandez.
La création — on dit aussi une fabrication sur mesure, ou un façonnage — part de la pierre. On dessine, on calibre la monture sur les dimensions réelles du saphir, on fabrique, on sertit. Rien n'est défait, parce qu'il n'y avait rien à défaire. C'est le chantier décrit par cette page.
La transformation — la reprise d'un bijou existant — part de l'objet fini. Elle commence par un dessertissage : on ouvre les griffes ou on repousse le serti clos pour sortir la pierre. Et elle se poursuit par l'étape que personne n'aime facturer, celle où l'on regarde ce que le dessertissage a révélé et ce qu'il a pu causer — un rondiste ébréché sous une griffe, une égrisure que le métal cachait, un angle de taille émeraude entamé. Un atelier prudent vous dira qu'il ne peut pas chiffrer une transformation tant que la pierre n'est pas sortie.
Conséquence pratique : qui achète la pierre d'abord commence par une création ; qui achète une bague terminée et veut ensuite autre chose commence par une transformation. Ce n'est pas un jugement de valeur : beaucoup d'acheteurs veulent une bague terminée, et une bague terminée est une très bonne chose à acheter. Ce sont deux points de départ différents, et ils n'appellent ni le même devis ni les mêmes questions.
Certains joailliers en ligne se sont spécialisés dans le sertissage de pierres fournies par le client. Vous leur expédiez votre saphir, vous travaillez le dessin à distance — par courriel, en visioconférence, sur des rendus en conception assistée par ordinateur — et vous recevez la bague terminée par la poste. La formule convient bien aux acheteurs qui savent ce qu'ils veulent et sont à l'aise avec le travail à distance. Vérifiez que le service est assuré et que votre pierre est couverte depuis son arrivée jusqu'à la remise de la bague terminée entre vos mains.
Pour un envoi depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Québec vers un atelier situé hors de l'Union européenne, ajoutez une question : sous quel régime douanier la pierre part-elle, et sous quel régime revient-elle une fois sertie ? Nous y revenons dans la section consacrée à l'importation.
Quand vous nous achetez une pierre non montée, nous pouvons faire réaliser la monture dans le cadre de la même commande : vous avez un seul interlocuteur de la pierre à la bague terminée, au lieu d'avoir à coordonner deux parties. Vous n'avez pas à chercher un second bijoutier, et vous n'avez pas à expédier votre pierre à quelqu'un à qui vous n'avez rien acheté.

Il n'y a pas de formulaire de réservation et pas de produit distinct à mettre au panier. La voie est le courriel. Écrivez-nous avec la pierre que vous avez choisie — ou avec ce que vous cherchez, si le choix n'est pas fait — et dites-nous la monture que vous avez en tête, le budget que vous lui consacrez et la date à laquelle vous travaillez. Nous revenons vers vous avec un dessin et un devis. Rien n'est commandé et rien n'est facturé tant que les deux ne sont pas sous vos yeux et que vous n'avez pas dit oui.
Les questions de la voie A sont exactement celles qu'il faut nous poser à nous aussi. Deux comptent plus que les autres : comment votre pierre est couverte pendant qu'elle est entre nos mains, et à quel moment la propriété et le risque passent de notre côté au vôtre. Sur le second point, nos conditions générales prévoient qu'une fois la commande remise au transporteur, la propriété et le risque de perte vous sont transférés. Le Code de la consommation français écrit la règle autrement, et nous le disons plus bas plutôt que de choisir silencieusement la lecture qui nous arrange. Posez-nous le reste avant de vous engager, et tenez nos réponses au même standard que celles de n'importe qui d'autre.
Écrivez à jewelry@crescentgems.com pour ouvrir un dossier de bague sur mesure : c'est l'adresse dédiée aux commandes sur mesure, et c'est celle qu'il faut employer plutôt que l'adresse de contact générale.
Cette section n'a pas d'équivalent dans la version anglaise de cette page, et c'est normal : elle est entièrement française. Une commande sur mesure n'est pas un achat ordinaire en droit français, et les droits dont vous disposez dépendent de la catégorie dans laquelle elle tombe. Ce qui suit décrit le cadre ; ce n'est pas une consultation juridique, et pour un litige réel il faut un avocat.
Le code civil appelle louage d'ouvrage le contrat par lequel une partie s'engage à faire quelque chose pour l'autre moyennant un prix convenu (article 1710). La pratique dit aujourd'hui contrat d'entreprise, et c'est la catégorie dans laquelle tombe la commande faite à un bijoutier. Elle se distingue de la vente sur un point qui change tout : ce qui est dû n'est pas une chose existante, c'est un résultat à produire.
L'article 1787 pose ensuite la distinction qui gouverne toute cette page : « Lorsqu'on charge quelqu'un de faire un ouvrage, on peut convenir qu'il fournira seulement son travail ou son industrie, ou bien qu'il fournira aussi la matière. » Deux situations, donc, et vous êtes dans l'une ou dans l'autre selon la voie que vous avez prise à l'étape 2 :
Vous apportez la pierre à un atelier (voies A et B). L'atelier fournit son travail et le métal ; la pierre, elle, reste la vôtre. C'est un contrat d'entreprise avec fourniture de matière par le client.
La pierre et la monture viennent dans une seule commande (voie C). Vous achetez un bien à fabriquer, et le Code de la consommation range cette opération du côté de la vente : nous y revenons plus bas.
C'est la question la plus utile de toute cette page, et le code y répond en deux articles qui disent des choses opposées selon qui a fourni la matière.
Si l'atelier a fourni la matière et que la chose périt avant d'être livrée, « la perte en est pour l'ouvrier » (article 1788). Le risque est sur lui, quelle que soit la cause, sauf si vous étiez en demeure de recevoir la pièce.
Si l'atelier n'a fourni que son travail — c'est exactement le cas d'une pierre que vous lui confiez — l'article 1789 dit : « Dans le cas où l'ouvrier fournit seulement son travail ou son industrie, si la chose vient à périr, l'ouvrier n'est tenu que de sa faute. » Lisez cette phrase deux fois. Elle ne signifie pas que l'atelier n'est responsable de rien ; elle signifie que sa responsabilité se joue sur la faute, et donc sur la preuve. L'article 1790 ajoute le pendant : si la chose périt sans faute de sa part avant réception, l'ouvrier n'a pas de salaire à réclamer, sauf si la perte vient du vice de la matière.
Ce que cela veut dire concrètement, pour quelqu'un qui s'apprête à se séparer d'un saphir :
Faites établir un reçu écrit décrivant la pierre au moment de la remise : poids, dimensions en millimètres, couleur, numéro du rapport de laboratoire s'il y en a un, et l'état constaté. Sans cet écrit, une discussion sur une égrisure devient une discussion sur des souvenirs.
Photographiez la pierre avant la remise, sous un éclairage franc et à la loupe si vous le pouvez. Une égrisure préexistante qui n'a pas été consignée est une égrisure que personne ne pourra plus dater.
Demandez par écrit ce que couvre l'assurance de l'atelier, et pour quel montant. L'article 1789 règle la question de la faute ; il ne dit rien du plafond d'une police d'assurance.
Mettez le reçu et les photos avec le reste du dossier. Ils serviront deux fois : au retour de la pièce, et à l'assurance si vous en avez besoin un jour.
Le code définit la réception à propos des marchés de travaux, à l'article 1792-6 : « La réception est l'acte par lequel le maître de l'ouvrage déclare accepter l'ouvrage avec ou sans réserves. » La jurisprudence reconnaît la notion plus largement, dans les contrats d'entreprise en général, et c'est le mot qu'emploiera un atelier français.
Une précision que nous tenons à écrire, parce qu'elle est facile à confondre : la réception n'est pas la validation du dessin. La validation du dessin fixe ce qui doit être fabriqué. La réception constate si ce qui a été fabriqué y correspond. Ce sont deux moments distincts, séparés de plusieurs semaines, et ils n'ont pas les mêmes effets.
Ce que la réception déclenche : le solde devient exigible, la garde de l'objet repasse de votre côté, et — c'est le point important — les défauts apparents que vous n'avez pas signalés à ce moment-là deviennent beaucoup plus difficiles à invoquer ensuite. D'où l'instruction, qui est la plus concrète de cette page : examinez la bague à la réception, à la lumière du jour, à la loupe si vous en avez une, et formulez vos réserves par écrit immédiatement. Une griffe mal rabattue, un éclat de polissage, un logement qui laisse jouer la pierre : cela se voit en deux minutes et cela se dit mieux le jour même que trois mois plus tard. Les défauts cachés, eux, restent invocables après la réception : c'est précisément ce qui les distingue des défauts apparents.
La voie C relève d'un régime différent, et plus favorable. Depuis la réforme entrée en vigueur en 2022, l'article L217-1 du Code de la consommation assimile aux contrats de vente « les contrats de vente de biens à fabriquer ou à produire ». Une bague fabriquée pour vous et vendue par le même interlocuteur que la pierre est donc traitée comme une vente, et elle emporte la garantie légale de conformité :
Le vendeur répond des défauts de conformité qui existaient à la délivrance et qui apparaissent dans les deux ans qui la suivent (article L217-3).
Un défaut qui apparaît dans les vingt-quatre mois pour un bien neuf est présumé avoir existé dès la délivrance (article L217-7). La présomption est la partie qui compte : c'est au vendeur de démontrer le contraire, pas à vous de démontrer l'origine du défaut.
S'y ajoute, indépendamment, la garantie des vices cachés du code civil (article 1641), qui s'exerce dans les deux ans de la découverte du vice (article 1648).
C'est une différence réelle entre les trois voies, et elle mérite d'être connue avant de choisir plutôt qu'après : face à un atelier à qui vous avez confié votre pierre, vous êtes dans le contrat d'entreprise et sur le terrain de la faute ; face à un vendeur qui vous livre une bague terminée, vous êtes sur le terrain de la conformité et de la présomption. Nous ne disons pas pour autant qu'une voie vaut mieux qu'une autre : un atelier proche de chez vous offre des choses qu'aucune commande à distance n'offre, et cette page décrit les trois sans les classer.
| Moment | Ce qu'il fixe | Ce qui devient plus difficile après |
|---|---|---|
| La demande | Rien. Vous décrivez, on vous répond. | Rien : tout est encore ouvert. |
| La validation du dessin | Ce qui doit être fabriqué : dessin, métal, dimensions, pierres de côté. | Changer d'idée sans frais. Le dessin devient la référence de la conformité. |
| L'acceptation de la commande | Le prix, le calendrier, l'engagement réciproque. | Annuler ou modifier : nos conditions générales l'excluent une fois la commande acceptée. |
| La réception | Que l'ouvrage livré correspond, ou non, à ce qui était convenu. | Invoquer un défaut apparent que vous n'aviez pas signalé. Les défauts cachés restent invocables. |
C'est la question que tout acheteur français se pose, et c'est la seule de cette page que nous laissons ouverte. Nous préférons vous montrer les deux textes plutôt que de choisir pour vous celui qui nous arrange.
Ce que nos propres pages disent. Notre politique de remboursement range les commandes personnalisées et les pièces fabriquées à la commande parmi les articles non repris. Nos conditions générales ajoutent qu'une commande acceptée ne peut être ni annulée ni modifiée. C'est la restitution de nos pages, telle qu'elles sont écrites aujourd'hui.
Ce que la loi prévoit. Pour un contrat conclu à distance, les articles L221-18 et suivants du Code de la consommation ouvrent au consommateur un délai de quatorze jours pour se rétracter sans avoir à motiver sa décision, délai qui court, pour une vente de biens, à compter de la réception. Le même code prévoit des exceptions, et l'article L221-28, 3° en vise une qui concerne directement cette page : les biens confectionnés selon les spécifications du consommateur ou nettement personnalisés. Cette exception transpose l'article 16, c) de la directive 2011/83/UE. Une pierre non montée achetée au catalogue n'est pas un bien personnalisé ; une bague fabriquée autour de votre pierre, selon votre dessin, peut en être un.
Et voici pourquoi nous ne concluons pas. Notre propre politique de remboursement, immédiatement après avoir exclu les commandes personnalisées, accorde aux clients de l'Union européenne le droit légal de quatorze jours, en commençant par les mots « Notwithstanding the above » — nonobstant ce qui précède. Ces deux passages se contredisent. Écrire ici « pas de rétractation sur les pièces sur mesure » serait une affirmation plus forte que ce que nos propres pages permettent, et elle serait fausse si, dans votre cas, le droit légal joue. Nous ne l'écrivons donc pas. La contradiction est connue, elle est remontée, et tant qu'elle n'est pas levée, cette page retient la lecture la plus prudente et non la plus avantageuse pour nous.
Ce qu'il faut faire, en pratique : faites-vous confirmer le point par écrit avant que la commande ne soit acceptée, dans le même courriel que le dessin, le prix et la date. Une réponse écrite avant l'engagement vaut mieux que l'interprétation d'une clause après coup — quel que soit le vendeur, et nous compris.
Deux articles du Code de la consommation encadrent ce qu'un professionnel doit vous dire avant que vous ne commandiez, et ce qui se passe s'il livre en retard. Ils sont peu connus et ils sont très utiles sur une commande sur mesure, parce qu'une commande sur mesure a plus d'étapes qu'une commande en stock.
Avant que vous ne soyez lié, le professionnel doit vous communiquer de manière lisible et compréhensible les caractéristiques essentielles du bien ou du service, le prix, la date ou le délai auquel il s'engage à livrer lorsque l'exécution n'est pas immédiate, son identité et ses coordonnées, et les informations relatives aux garanties légales. Sur une pièce sur mesure, cela se traduit en une liste de choses que votre devis devrait porter noir sur blanc :
la description du dessin validé, avec les dimensions et le nombre de pierres ;
le titre du métal en millièmes, et pas seulement « or blanc » (voyez la section sur les titres légaux plus bas) ;
le prix de la monture, distinct du prix de la pierre ;
la date ou le délai de livraison, et sa nature — ordre de grandeur ou engagement ;
l'identité complète et une adresse de contact qui fonctionne ;
la mention des garanties légales applicables.
L'article L216-1 pose la règle : le professionnel livre à la date ou dans le délai indiqué au consommateur. À défaut d'indication ou d'accord sur la date, il doit livrer sans retard injustifié et au plus tard dans les trente jours suivant la conclusion du contrat.
Ces trente jours sont la raison pour laquelle cette page donne des ordres de grandeur et non des promesses, et pour laquelle nous convenons d'un calendrier avec vous avant que la commande ne soit acceptée. Une pièce sur mesure dépasse presque toujours trente jours quand on additionne la conception et la fabrication ; le texte lui-même prévoit le cas, puisqu'il fait primer la date convenue entre les parties. Le calendrier doit donc être convenu, c'est-à-dire écrit et accepté des deux côtés, et non deviné à partir d'un tableau.
Si la date convenue n'est pas tenue, le code organise la suite : vous mettez le professionnel en demeure de livrer dans un délai supplémentaire raisonnable, et à défaut vous pouvez résoudre le contrat. C'est un mécanisme en deux temps et il suppose un écrit ; d'où, encore une fois, l'intérêt d'avoir la date dans le courriel qui précède la commande.
L'article L216-2 du Code de la consommation prévoit que les risques de perte ou d'endommagement des biens sont transférés au consommateur au moment où celui-ci prend physiquement possession du bien, lorsque le transporteur est celui que le professionnel a proposé.
Nos conditions générales, elles, prévoient que la propriété et le risque passent à la remise au transporteur. Les deux phrases ne disent pas la même chose, et nous ne voyons pas d'intérêt à faire comme si elles étaient compatibles. Nous signalons la divergence, elle est remontée, et en attendant, la conduite à tenir est simple : si votre bague voyage, faites-vous préciser par écrit qui en porte le risque jusqu'à la remise entre vos mains, et à quelle hauteur. Un colis assuré pour sa valeur réelle et une réponse écrite valent mieux qu'une clause qu'il faudrait un jour discuter.
Le métal change ce que le saphir donne à voir une fois la bague terminée. Ce n'est pas une décision neutre : la couleur du métal dialogue avec celle de la pierre, et elle la sert ou la dessert.
Le cadre classique des saphirs bleus, teal et violets. Un métal froid crée le contraste maximal avec la couleur de la pierre, et laisse le bleu — ou le vert, ou le violet — se lire au plus vif et au moins influencé. Le platine est plus dense que l'or blanc : à dessin égal, la même monture emploie davantage de métal en poids. Un or blanc à 750 ou à 585 millièmes donne un rendu voisin pour un coût moindre.
Une différence pratique entre les deux, et elle est souvent mal dite : l'or blanc est un or allié à des métaux blancs, et il est normalement rhodié — recouvert d'une fine couche de rhodium — pour obtenir son blanc éclatant. Ce rhodiage s'use au port quotidien et se refait de temps en temps chez un bijoutier. Le platine est blanc dans toute sa masse et n'en a jamais besoin ; il se patine au lieu de se décolorer. Pour le détail couleur par couleur, voyez comment choisir le métal selon la couleur de la pierre.
Il apporte de la chaleur et un caractère ancien. C'est l'accord évident pour les saphirs jaunes : le métal et la pierre se renforcent l'un l'autre sur le même registre doré. Il est également très beau avec un bleu roi profond — la combinaison des bijoux de cour anciens — et avec un violet soutenu. L'or jaune à 750 ou à 585 millièmes est le choix traditionnel : le 750 est plus chaud et plus riche de couleur, le 585 un peu plus pâle et plus dur, ce qui convient au port quotidien.
Le partenaire naturel des saphirs roses et pêche : le métal rosé et la couleur chaude de la pierre forment une palette continue. L'or rose crée aussi un contraste chaud-froid intéressant avec les saphirs teal et violets.
Certains dessins associent deux métaux : un chaton en or blanc ou en platine — la partie qui tient la pierre — sur un anneau en or jaune ou rose. La pierre garde le contraste du métal blanc, l'anneau gagne en chaleur ou en caractère. Les dessins bicolores demandent plus de travail à l'établi et coûtent un peu plus cher, mais le résultat visuel se remarque.
Cette section parle exclusivement du métal, pas du poids de la pierre. Le français emploie le même mot pour deux choses, et c'est le piège de vocabulaire le plus fréquent sur une page comme celle-ci : le carat d'une pierre est une unité de poids — un carat vaut 0,2 gramme — tandis que le carat d'un or est une proportion d'or fin dans l'alliage. La phrase « un saphir de 2 carats monté sur un or 18 carats » contient le mot deux fois et lui fait dire deux choses différentes. La mesure donnée plus haut à l'étape 1 est le poids ; celle-ci est le titre.
Le français a d'ailleurs un mot propre pour le second sens, et c'est celui qu'emploient les textes : le titre, exprimé en millièmes. Or 18 carats = 750 millièmes. Or 14 carats = 585 millièmes. Or 9 carats = 375 millièmes. Un devis français bien rédigé écrira « or gris 750 » — or gris est le mot du métier français pour l'or blanc — tandis qu'un devis américain écrira 18K white gold. C'est la même chose.
Ce que le titre change : plus il est élevé, plus la couleur est riche et plus le métal est tendre. Le 750 a la couleur la plus franche et c'est le plus tendre des trois. Le 585 est un peu plus pâle et plus dur, et c'est le choix habituel d'une bague portée tous les jours. Le 375 est plus dur encore et plus pâle encore. Le platine ne se compte pas en carats : il se vend proche du pur, il est plus dense que l'or, et il tient sa couleur sans rhodiage. Lequel revient le plus cher sur une bague donnée dépend du dessin, du poids de métal et du temps d'établi : cela relève du devis et non d'une règle générale.
Voici un point de marché que la version anglaise de cette page n'a aucune raison de porter, et qui vaut d'être connu avant de commander une monture depuis l'étranger. La France ne reconnaît pas n'importe quel titre d'or. L'article 522 du Code général des impôts fixe la liste, et elle est courte.
| Métal | Titres légaux (millièmes) | Équivalent courant | Poinçon de titre |
|---|---|---|---|
| Or | 999 | or fin (surtout les lingots) | hippocampe |
| Or | 916 | 22 carats | tête d'aigle |
| Or | 750 | 18 carats | tête d'aigle |
| Or | 585 | 14 carats | coquille Saint-Jacques |
| Or | 375 | 9 carats | trèfle |
| Platine | 950, 900, 850 | le 950 est ce que désigne la marque PT950 | tête de chien |
La conséquence la plus utile se lit dans ce qui manque au tableau : l'or 10 carats, soit 417 millièmes, n'est pas un titre légal français. Il est courant aux États-Unis et il figure dans beaucoup de catalogues anglophones. Une monture à ce titre ne peut pas recevoir de poinçon de titre français, et c'est une raison concrète, pour un acheteur français, de ne pas le choisir — même si l'argument du prix est tentant. Le 585 et le 375, eux, sont bien des titres légaux : ils ont été ajoutés à la liste en 1994 et ils relèvent, par rapport au 916 et au 750, d'un régime de garantie distinct. Il n'y a donc rien de problématique à commander une bague en or 585, mais tout à commander une bague en or 417.
Deuxième point, qui surprend souvent les acheteurs venus du marché américain : en France, un bijou en métal précieux porte normalement deux poinçons, et non un seul.
Le poinçon de titre, ou poinçon de garantie — celui du tableau ci-dessus. Il atteste le titre du métal et il est apposé par un bureau de garantie ou par un organisme de contrôle agréé, après essai du métal.
Le poinçon de responsabilité, qui identifie celui qui répond de l'ouvrage. Il est inscrit dans un losange lorsqu'il s'agit du fabricant, et dans un ovale lorsqu'il s'agit de l'importateur ou du responsable de la mise sur le marché.
Pour un ouvrage venant d'un pays tiers, l'article 548 du Code général des impôts organise la suite : la pièce doit être aux titres légaux, être présentée à la douane, recevoir le poinçon de responsabilité de l'importateur, et recevoir un poinçon de garantie après essai. Le texte prévoit aussi des dispenses, dont une qui intéresse directement une bague : les ouvrages d'un poids inférieur à 3 grammes pour l'or et le platine (30 grammes pour l'argent) sont dispensés de l'essai et du poinçon de garantie. Une autre dispense vise les objets destinés à l'usage personnel des voyageurs, dans la limite de 500 grammes.
Ce que nous en disons, et ce que nous n'en disons pas. Ces règles s'adressent à ceux qui mettent des ouvrages sur le marché français ; elles ne décrivent pas ce qui arrivera à un colis particulier, et nous ne sommes pas en mesure de vous le dire. Ce que nous pouvons dire est plus modeste et plus utile :
Une bague fabriquée hors de France ne portera pas de poinçon de garantie français, et son absence n'est pas un défaut. Elle portera, selon l'atelier, une estampille de titre au format anglo-saxon — 18K, 750, PT950 — qui est une déclaration du fabricant et non une garantie de l'État français.
Demandez le titre dans le devis, en millièmes. C'est la formulation qu'un bijoutier français comprendra sans ambiguïté, et c'est elle qui vous servira plus tard, à l'assurance comme à la revente.
Un atelier français qui reprendrait ensuite la bague — pour un agrandissement, une reprise de griffes, un rhodiage — travaillera sur un objet dont il n'a pas posé le titre. Dites-lui d'où vient la pièce ; cela fait partie des informations qu'il est en droit d'attendre.
Pour la comparaison détaillée entre les trois métaux, voyez or jaune, or blanc et platine.
Le style de monture détermine l'allure de la bague, la protection dont la pierre bénéficie et le confort au port quotidien. Voici les dessins qui reviennent le plus souvent sur une bague de fiançailles en saphir.
La pierre seule, tenue par quatre ou six griffes, sans pierres de côté. Le plus sobre des dessins présentés ici. Il laisse la couleur du saphir faire tout le propos. Il convient aux pierres vives et bien taillées, qui n'ont pas besoin d'accents pour exister. Un solitaire sur un anneau fin et net, en or blanc ou en platine, en est la forme classique.
Une couronne de petits diamants ou de petits saphirs blancs autour de la pierre centrale : elle encadre le saphir, le fait paraître plus grand et ajoute de la lumière. L'entourage fonctionne particulièrement bien sur les pierres centrales modestes — en dessous de 1,00 carat — où le gain de présence est bienvenu, et sur les pierres de couleur, où la couronne blanche crée un contraste net avec la teinte du saphir.
Un saphir central flanqué de deux pierres latérales : des diamants, des saphirs blancs, ou des saphirs assortis de taille plus modeste. Le dessin à trois pierres élargit la lecture de la bague ; dans le commerce anglophone, les trois pierres sont souvent lues comme le passé, le présent et l'avenir. Les pierres de côté doivent accompagner la pierre centrale et non lui disputer l'attention : des diamants taillés en trilliant — un triangle aux côtés incurvés — ou en demi-lune en sont l'accord classique.
Grènetis, filigrane, gravure, métal ciselé : des dessins qui renvoient aux époques historiques de la joaillerie. Ils conviennent particulièrement aux saphirs taillés en coussin et en émeraude, et ils sont superbes en or jaune. Ces montures demandent beaucoup plus de temps d'établi qu'un solitaire simple et elles coûtent davantage, mais le travail en fait partie.
Un bandeau de métal continu entoure toute la pierre et la tient de tous les côtés. C'est le serti le plus protecteur — le bon choix pour quelqu'un d'actif, pour un métier manuel, pour un soignant. Il donne aussi une silhouette basse et moderne. La contrepartie est que le bandeau bloque une partie de la lumière qui entrerait par les côtés de la pierre, ce qui peut un peu réduire son éclat par rapport à un serti à griffes.
Un saphir ovale, poire ou marquise posé à l'horizontale plutôt qu'à la verticale. Une orientation moderne et qui se remarque. Le dessin est-ouest convient aux contours allongés, et il fonctionne particulièrement bien sur les saphirs teal et bicolores, où l'orientation horizontale montre autrement la répartition de la couleur.
Les recommandations de métal et de monture des étapes 3 et 4 sont les nôtres, tirées de la manipulation de ces pierres — aucun laboratoire ne publie de consigne sur les montures, et nous n'en rapportons aucune.
Que vous passiez par un atelier près de chez vous, par un service en ligne ou par nous, un projet sur mesure suit en général les mêmes étapes, et l'ordre compte : chacune dépend de la précédente.
Vous décrivez ce que vous voulez : le style de monture, le métal, des images de référence s'il y en a, et le budget consacré à la bague — séparément du prix de la pierre. Un bon interlocuteur pose des questions sur le mode de vie : à quel point la personne qui portera la bague est active, si elle travaille de ses mains, si elle préfère une construction basse ou une pièce qui se voit. Ces réponses pèsent sur des choix de dessin très concrets.
Une bague sur mesure est aujourd'hui le plus souvent dessinée en conception assistée par ordinateur, et c'est l'étape que vous verrez de vos yeux avant que le métal ne bouge. L'atelier construit un modèle numérique en trois dimensions à partir des cotes exactes de votre pierre, et vous recevez des rendus sous plusieurs angles, parfois avec la photographie de la pierre incrustée. C'est l'étape des changements — proportions, largeur de l'anneau, détail à ajouter ou à retirer — et elle vient avant la commande à dessein, parce que nos conditions générales prévoient qu'une commande ne peut être ni annulée ni modifiée une fois acceptée. Réglez le dessin pendant qu'il est encore à l'écran ; après, le métal est engagé.
C'est aussi le moment où se fixe, en droit, ce qui doit être fabriqué : le rendu validé devient la référence à laquelle la pièce livrée sera comparée à la réception. Gardez-en une copie, avec sa date et son numéro de version.
Le dessin validé est imprimé en cire en trois dimensions, et cette cire sert à fabriquer un moule réfractaire. Le métal en fusion — or ou platine — est coulé dans le moule : c'est la fonte à cire perdue. Après la coulée, la monture est nettoyée, ajustée et polie à la main.
Le saphir est serti dans la monture terminée par un sertisseur. C'est l'étape techniquement la plus délicate de tout le projet. Le sertisseur creuse dans le métal un logement précis aux dimensions exactes du rondiste de la pierre, positionne celle-ci, puis rabat chaque griffe — ou referme le bandeau du serti clos — de façon à la tenir fermement sans appliquer une pression qui pourrait l'endommager. Sertir un saphir de valeur fourni par un client est un travail de spécialiste.
La bague terminée est contrôlée : tenue de la pierre, qualité du poli, symétrie, finition d'ensemble. Les derniers ajustements sont faits avant l'expédition. Lorsque nous avons fait réaliser la monture, nous examinons nous-mêmes la pièce avant qu'elle ne parte chez vous.
Les durées ci-dessous sont typiques, ce ne sont pas des engagements. Nos conditions générales prévoient que les délais de livraison sont des estimations et ne sont pas garantis, et une pièce sur mesure comporte plus d'étapes qu'une commande en stock : nous convenons donc d'un calendrier avec vous avant que la commande ne soit acceptée, et nous travaillons à ce calendrier-là. À titre d'ordre de grandeur, entre la validation du dessin et la pièce terminée, la plupart des projets demandent :
Solitaire simple ou serti clos : environ 2 à 4 semaines.
Entourage ou trois pierres avec accents diamant : environ 3 à 5 semaines.
Dessin d'inspiration ancienne ou travail ciselé : environ 4 à 6 semaines.
Pièce à pierres multiples ou très détaillée : environ 5 à 8 semaines.
L'entretien initial et la phase de dessin viennent avant tout cela et ajoutent en général 1 à 2 semaines. Si vous travaillez à une date, additionnez les deux, remontez le calendrier depuis le jour où la bague doit être prête, et gardez de la marge. Si la date est serrée, dites-le dans votre premier courriel : nous vous dirons si elle est tenable avant que vous ne vous engagiez, et non après.
Une question de calendrier, pour finir, qu'il vaut mieux poser que supposer : demandez à votre interlocuteur s'il observe une période de fermeture annuelle, et comment les semaines qui précèdent les fêtes pèsent sur son plan de charge. Nous n'avançons rien sur les habitudes des ateliers ; nous disons seulement que c'est une question à poser avant de fixer une date, et non après.
Une monture est chiffrée sur son dessin, parce que les postes qui en font le coût changent d'un dessin à l'autre :
Le métal — lequel, et quelle quantité le dessin en emploie. L'anneau, les épaulements et le chaton pèsent chacun, et le platine est plus dense que l'or : à dessin égal, la même forme y pèse davantage.
Les dimensions de la pierre — un saphir plus grand demande un chaton plus grand pour le tenir et un anneau plus solide pour le porter.
Les pierres de côté — un entourage ou une ligne de pierres latérales ajoute les pierres elles-mêmes et le travail de sertissage de chacune.
La complexité — grènetis, filigrane, gravure, galerie travaillée sous la pierre : ce sont des heures d'établi, et les heures d'établi font l'essentiel de l'écart entre un solitaire sobre et une pièce ciselée.
Fonte ou fabrication à l'établi — une monture fondue sort d'un moule ; une monture construite à l'établi est montée pièce à pièce. La seconde prend plus de temps et coûte davantage.
C'est pour cela que le devis suit le dessin au lieu de le précéder. Dites-nous ce que vous avez en tête et nous chiffrerons la monture avant que le moindre travail ne commence, séparément de la pierre, pour que vous ayez les deux chiffres côte à côte et que vous puissiez déplacer le budget de l'un vers l'autre si vous le souhaitez. Comme la pierre et la monture relèvent d'une seule commande, il n'y a pas de seconde partie à coordonner.
Vous avez peut-être remarqué qu'aucun montant n'apparaît nulle part sur cette page. C'est délibéré, et il y a deux raisons, l'une commerciale et l'autre juridique.
La raison commerciale est celle qui précède : une fourchette publiée pour « un solitaire » ou « un entourage » recouvre des dessins dont le poids de métal et le nombre d'heures varient du simple au triple. Elle oriente mal plus souvent qu'elle n'aide, et un acheteur qui s'y fie découvre l'écart au devis.
La raison juridique est l'article L122-1 du Code de la consommation, qui transpose la directive 2006/114/CE sur la publicité comparative. Une comparaison n'est licite que si elle porte sur des caractéristiques essentielles, pertinentes, vérifiables et représentatives. C'est l'adjectif vérifiable qui mord ici. Une fourchette de prix affichée sans relevé, sans date, sans référence et sans dessin identifiable annonce une enquête de marché que personne n'a conduite : il n'y a rien à vérifier, et l'anonymat du comparateur n'est pas une échappatoire, c'est précisément le défaut. Nous ne publions donc aucun prix au carat, aucune fourchette, aucun pourcentage, aucun multiple, et nous ne disons rien de ce que font, proposent ou facturent les autres vendeurs — ni nommés, ni désignés en bloc.
Là où les prix vivent, c'est sur la fiche de la pierre, où le montant est affiché pour cette pierre-là, et dans le devis écrit de la monture, remis avant que le travail ne commence.
Quelques points pratiques une fois la pièce entre vos mains.
L'assurance. Assurez la bague terminée pour sa valeur de remplacement complète, pierre et monture ensemble. Les deux voies habituelles sont une assurance spécialisée en bijoux et une extension de votre contrat multirisque habitation ; laquelle vous est ouverte dépend de votre pays et de votre assureur. Faites établir l'estimation par un gemmologue indépendant plutôt que par le vendeur. Pour ce qu'une police couvre et ce qu'elle ne couvre pas, voyez assurer une bague en saphir. Nous ne sommes pas assureurs et nous ne tenons aucun relevé des pratiques des assureurs français : ce qui précède est une marche à suivre, pas une description de ce que votre contrat prévoit.
L'entretien. Faites contrôler la monture par un bijoutier de temps en temps, et chaque fois que la pierre vous paraît bouger ou que la bague a pris un choc. Les griffes s'usent et se desserrent, surtout sur une bague portée tous les jours. Une griffe desserrée repérée tôt est une réparation simple ; une pierre perdue ne l'est pas. C'est notre propre conseil, tiré de la manipulation de ces pierres, et non la consigne d'un laboratoire. Pour le nettoyage et le rangement, voyez comment entretenir une bague de fiançailles en saphir.
Gardez les papiers ensemble, en lieu sûr : le rapport de laboratoire de la pierre lorsqu'il y en a un, l'estimation de la bague terminée, et la facture d'achat. Un rapport et une estimation sont deux documents différents et il ne faut pas les traiter comme un seul.
Le rapport de laboratoire décrit la pierre : identité, poids, dimensions, couleur telle que le laboratoire la consigne, statut de traitement, et l'avis d'origine lorsque le laboratoire en a donné un. Il est émis par un laboratoire gemmologique. Il ne porte aucun montant, et le GIA imprime d'ailleurs sur ses propres documents : This report is not a guarantee or valuation.
L'estimation porte un montant et rien d'autre de gemmologique : c'est un chiffre destiné à l'assurance, établi par un professionnel de l'évaluation, commandé et payé séparément, et qui se refait périodiquement parce qu'un montant vieillit.
Le marché français emploie couramment le mot « certificat » là où les laboratoires écrivent « rapport », et ce n'est pas une faute de langue : c'est simplement le mot du commerce de détail. Il vaut la peine de savoir que les deux ne promettent pas la même chose. Si un vendeur vous propose un « certificat », la bonne question est double : qui l'a émis, et quel est son numéro. Pour lire un rapport champ par champ, voyez ce qu'est un rapport GIA et comment le lire.
Toutes les pierres ne sont pas accompagnées d'un rapport, et là où l'une des nôtres n'en a pas, nous le disons sur sa fiche. Le rapport et la dénomination de la pierre restent attachés à celle-ci une fois qu'elle est sertie : c'est ce qui vous permettra, des années plus tard, de dire ce que vous avez dans la bague — pour une assurance, pour une revente, ou simplement pour le savoir.
Nos prix sont en dollars américains et s'entendent hors TVA à l'importation et hors droits de douane : ceux-ci sont perçus à la livraison dans votre pays et restent à votre charge. Prévoyez-les dès le départ dans le budget, au même titre que la monture.
C'est l'argument le plus concret, pour un acheteur européen, en faveur d'une pierre et d'une monture dans une seule commande. Dans le système harmonisé, une pierre gemme non montée autre que le diamant relève de la position 71.03, tandis qu'un article de bijouterie en métal précieux relève de la position 71.13. Ce ne sont pas les mêmes positions, et le traitement n'est pas le même. Le classement est l'affaire du service des douanes, pas celle de l'expéditeur ; nous ne publions donc ici ni taux ni seuil, qui diffèrent d'un pays à l'autre et qui bougent.
Ce qui en découle :
Une pierre exportée puis renvoyée sertie, ce sont deux opérations douanières et non une seule. Si vous expédiez votre saphir à un atelier hors de l'Union européenne, l'export doit être déclaré correctement, faute de quoi la pierre risque d'être taxée une seconde fois à son retour — alors qu'elle n'a jamais cessé de vous appartenir. Des régimes existent pour ce cas de figure, et c'est au transitaire ou au service des douanes de vous dire lequel s'applique. Posez la question avant l'envoi.
La base de la TVA à l'importation n'est pas le prix de la pierre seule : elle se construit sur la valeur en douane de l'envoi, à laquelle s'ajoutent, selon les cas, les droits eux-mêmes et les frais de transport et d'assurance. Un envoi unique et un envoi en deux temps ne donnent donc pas le même résultat.
La Suisse n'est pas dans le territoire douanier de l'Union, et le Québec relève d'un régime canadien distinct. Les quatre marchés que sert cette page ne reçoivent pas le même traitement à l'arrivée.
Et un rappel qui recoupe la section sur les poinçons : pour les ouvrages venant d'un pays tiers, les obligations de titre et de marquage pèsent sur celui qui les met sur le marché français. Elles ne décrivent pas le sort d'un colis particulier, et nous ne prétendons pas vous dire ce qu'il adviendra du vôtre.
Acheter la pierre non montée permet de la juger pour elle-même, de décider soi-même du partage du budget entre la pierre et la monture, et de faire construire la bague sur les dimensions et la couleur réelles de cette pierre-là, au lieu de l'ajuster à une monture qui existait déjà.
En général environ 2 à 4 semaines à partir de la validation du dessin pour un solitaire simple ou un serti clos, 3 à 5 semaines pour un entourage ou une bague trois pierres, 4 à 6 semaines pour un dessin d'inspiration ancienne ou ciselé, et 5 à 8 semaines pour une pièce à pierres multiples, auxquelles s'ajoutent 1 à 2 semaines d'entretien initial et de dessin en amont. Ce sont des durées typiques et non des engagements : nos conditions générales prévoient que les délais de livraison sont des estimations, et nous convenons d'un calendrier avec vous avant que la commande ne soit acceptée.
Il n'y a pas de tarif, parce que le coût dépend du métal et de la quantité que le dessin en emploie, des dimensions de la pierre, de la présence ou non de pierres de côté, du nombre d'heures d'établi que le détail demande, et du fait que la monture soit fondue ou construite à l'établi. Dites-nous le dessin que vous avez en tête et nous chiffrerons la monture avant que le travail ne commence, séparément de la pierre.
L'or blanc et le platine donnent le contraste le plus marqué et laissent le bleu se lire au plus vif. L'or jaune apporte de la chaleur et une lecture plus traditionnelle. L'or rose est le partenaire habituel des pierres roses et pêche, et il crée un contraste chaud-froid avec le teal et le violet. Lequel convient dépend de ce que vous voulez que la pierre donne à voir, et c'est notre avis plutôt que celui d'un laboratoire.
Oui. Quand vous nous achetez une pierre non montée, nous pouvons faire réaliser la monture dans le cadre de la même commande, de sorte que vous avez un seul interlocuteur de la pierre à la bague terminée. Nous coordonnons le projet et nous faisons réaliser la monture, mais nous ne tenons pas d'atelier de bijouterie et le travail du métal n'est pas le nôtre. Il n'y a ni formulaire ni produit distinct : écrivez à jewelry@crescentgems.com et nous reviendrons vers vous avec un dessin et un devis. Une bague faite sur mesure est fabriquée d'après vos spécifications, et notre politique de remboursement la range parmi les articles non repris.
Tout commence par la pierre. Parcourez toutes nos pierres non montées, ou dites-nous ce que vous cherchez et nous vous proposerons une sélection :
Les saphirs bleus, le choix classique pour une bague de fiançailles.
Les saphirs teal, l'alternative contemporaine.
Les saphirs roses, qui s'accordent à l'or rose.
Les saphirs pêche, chaleureux et singuliers.
Le padparadscha : nous n'en avons aucun en stock actuellement, et la page dit ce que nous listerons lorsque ce sera le cas.
Les saphirs non chauffés, dont chaque fiche indique le traitement de la pierre qu'elle décrit.
Une fois la pierre trouvée — ou si vous voulez de l'aide pour la trouver — écrivez à jewelry@crescentgems.com pour ouvrir le dossier. Dites-nous la monture que vous avez en tête, le budget que vous lui consacrez et la date à laquelle vous travaillez. Nous reviendrons vers vous avec un dessin et un devis avant que quoi que ce soit ne soit commandé.
CG8469
Saphir violet rosé 1,45 ct, chauffé — Rapport GIA
CG8454
CG8468
Saphir jaune 1,44 ct, Sri Lanka — aucune indication de chauffage
CG8465
Grenat tsavorite naturel 1,86 ct, forme coussin — rapport GIA n° 1242032119
CG8464
CG8463
Saphir rose de Madagascar 1,62 ct — chauffé, rapport GIA
CG8460
Grenat tsavorite naturel 1,06 ct, forme coussin — rapport GIA n° 1242032053
CG8459
Saphir violet naturel Sri Lanka 1,20 ct non chauffé — GIA
CG8458
Saphir bleu Sri Lanka 2,05 ct taille radiant — chauffé, rapport GIA
CG8457
Saphir bleu du Sri Lanka 1,75 ct — rond, chauffé, rapport GIA
CG8456
Rubis non chauffé 1,65 ct — ovale Madagascar, certifié GIA
CG8453
Prix du saphir bleu étoilé : fourchettes au carat et notre pierre
Ce que coûte un saphir bleu étoilé au carat, ce qui fait varier le prix, et la seule pierre que nous ayons : 8,09 ct à $4,040, avec un rapport d'origine GIA.
Plussur Prix du saphir bleu étoilé : fourchettes au carat et notre pierre
Prix de la tsavorite : notre stock, pas une grille de qualité
Nos sept tsavorites au 29 septembre 2026, de $1,177 à $22,724, dont une traitée et annoncée comme telle — et ce qui limite l'offre en grosses pierres propres.
Plussur Prix de la tsavorite : notre stock, pas une grille de qualité
Prix du saphir à changement de couleur : au carat et nos deux pierres
Ce que coûte un saphir à changement de couleur au carat, ce qui fait réellement le prix, et nos deux pierres : 1,03 ct à $824 et 2,01 ct à $2,211.
Plussur Prix du saphir à changement de couleur : au carat et nos deux pierres
Le chrysobéryl œil-de-chat convient-il à une bague de fiançailles ?
Le chrysobéryl est à 8,5 sur l'échelle de Mohs, au-dessus du quartz (7) et en dessous du corindon (9). Ce que cela change au porter, à la monture et à l'entretien.
Plussur Le chrysobéryl œil-de-chat convient-il à une bague de fiançailles ?
Prix du chrysobéryl œil-de-chat : au carat et nos deux pierres
Ce que coûte réellement un chrysobéryl œil-de-chat au carat, ce qui fait varier le prix, et nos deux pierres chiffrées : 2,36 ct à $3,792 et 4,25 ct à $9,482, soit $1,606.78 et $2,231.06 le carat.
Plussur Prix du chrysobéryl œil-de-chat : au carat et nos deux pierres
Partager: